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Mythologie
 
 

 

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Les Bourbons (XVI° - XIX° siècle)

 

CHAPITRE DEUXIEME : Louis XIII

 

II : Louis XIII devient roi (1617 à 1620)

           

            1° Le coup de force de Louis XIII (avril 1617) – En 1617, Louis XIII avait seize ans mais n’avait toujours aucune responsabilité politique. Par ailleurs, les favoris de Marie de Médicis, Concino Concini et son épouse, ne cessaient de multiplier les brimades envers le jeune souverain.

Buste en marbre de Louis XIII, anonyme, début du XVII° siècle, château de Versailles, Versailles.

 

L’enfance de Louis XIII n’avait pas été particulièrement heureuse. Installé au Louvre depuis 1609, la mort d’Henri IV fut un véritable traumatisme pour le jeune dauphin. Tentant de se tourner vers sa mère, Louis XIII se rendit rapidement compte que cette dernière lui préférait le jeune Gaston, troisième enfant du couple royal.

Henri IV jouant avec ses enfants au moment où l'ambassadeur d'Espagne est admis en sa présence, par Jean Auguste Dominique INGRES, 1817, Petit palais, Paris.

Par ailleurs, le dauphin eut à souffrir d’un autre décès, celui de son frère N…[1] (décédé en 1611.). Privé des proches qui comptaient le plus sur lui, le jeune roi ne tarda guère à se renfermer sur lui-même.

N..., duc d'Orléans, second fils d'Henri IV, anonyme, XVII° siècle, château de Versailles, Versailles.

 

En 1617, Louis XIII fut approché par Charles d’Albert[2], duc de Luynes. Les deux hommes décidèrent alors de mettre en place un coup d’Etat. Toutefois, plutôt que de se lancer dans une guerre civile, il fut plutôt décidé d’arrêter Concini.

Louis XIII et le duc de Luynes (ce dernier était alors le fauconnier du roi.), gravure issue de l'ouvrage Histoire de France, par François GUIZOT, France, 1875.

Le 24 avril, le favori de la reine fut interpelé dans la cour du Louvre par Nicolas de l’Hospital, marquis de Vitry. Concini, mettant la main sur la garde de son épée, fut alors abattu par les conjurés.

L'assassinat de Concini, gravure issue de l'ouvrage Histoire de France, par François GUIZOT, France, 1875.

Le cadavre du défunt, exposé dans les rues de Paris, fut alors mutilé par la foule.

 

Marie de Médicis, outré par le meurtre de son confident, décida de quitter le Louvre afin de rejoindre Blois, en mai 1617.

Marie de Médicis, atelier de François II POURBUS, XVII° siècle, château de Versailles, Versailles.

Quant à Eléonore Galigaï, l’épouse de Concini, elle fut arrêtée peu de temps après l’assassinat de son mari. Jugée pour sorcellerie, elle fut exécutée en juillet 1617.

Eléonore Galigaï, début du XVII° siècle, château de Chantilly, Chantilly.

Ainsi, une partie des biens et des possessions des défunts revinrent au duc de Luynes.

Arrêt du Parlement condamnant Concino Concini et sa femme Eléonore Galigaï comme criminels de lèse-majesté, 8 juillet 1617, musée de l'histoire de France, Paris.

 

            2° Les conséquences du coup de force de Louis XIII (1617 à 1620) – Suite à la disparition du couple Concini, le roi de France décida de rappeler les conseillers de son père, surnommés les barbons en raison de leur grand âge.

Luynes ne joua pas un rôle prépondérant au sein du conseil du roi, mais suscita de nombreuses jalousies en raison des honneurs qui lui furent accordés.

 

a) première révolte de Marie de Médicis (1619) : en début d’année 1619, Marie de Médicis commença à conspirer, envoyant des lettres en Italie et en Espagne. Apprenant la nouvelle, Luynes décida de restreindre les libertés de la reine-mère, transformant peu à peu le château de Blois en une prison dorée.

 

Toutefois, en février 1619, Marie de Médicis parvint à s’enfuir du château de Blois, se réfugiant à Angoulême.

La reine s'enfuit du château de Blois, par RUBENS, XVII° siècle, musée du Louvre, Paris.

Le duc de Luynes, préférant négocier plutôt que de prendre les armes, invita le roi de France à rappeler à Armand Jean du Plessis (le futur cardinal de Richelieu.).

Le cardinal de Richelieu, par Jean WARIN, 1613, musée du Louvre, Paris.

En effet, lors de la régence, Richelieu avait été un fervent partisan de la reine-mère. Toutefois, suite à l’assassinat de Concini et à l’exil de Marie de Médicis, le cardinal avait perdu toute influence à la Cour et avait été contraint de quitter Paris.

 

Louis XIII, bien que méfiant, décida alors de laisser Richelieu conduire les négociations.

Au final, Marie de Médicis et le roi de France signèrent le traité d’Angoulême en avril 1619. Louis XIII permettait à sa mère de résider où elle le désirerait, et recevait le gouvernement de l’Anjou.

 

b) Seconde révolte de Marie de Médicis (1620) : en octobre 1619, le duc de Luynes décida de libérer Henri II, prince de Condé[3]. L’objectif du favori du roi était peut être d’éviter que la reine-mère libère elle-même Condé, et que ce dernier, éternel conspirateur, parvienne à gagner Angoulême.

Cet évènement en apparence anodin provoqua la colère de la reine-mère, qui décida de se révolter une fois de plus.

En 1620, elle parvint à réunir autour d’elle une foule de seigneurs mécontentés par la politique du duc de Luynes.

 

A la Cour, deux partis s’affrontaient. D’un côté les partisans de la négociation, tels que le duc de Luynes ; de l’autre, les partisans de la guerre, tels qu’Henri II, prince de Condé.

Louis XIII, en juillet 1620, décida d’affronter militairement les insurgés.

Epée de Louis XIII, vers 1614, musée des Invalides, Paris.

La campagne, qui se déroula au cours de l’été, fut particulièrement courte. En effet, l’armée royale s’empara de Rouen le 10 juillet, puis de Caen le 17. Le 7 août, Louis XIII parvint à écraser l’armée de sa mère au cours de la bataille des Ponts de Cé.

La bataille des ponts de Cé, par Paul Lehugeur, XIX° siècle.

Au cours de l’affrontement, une partie des insurgés firent défection ; en apprenant la nouvelle, César, duc de Vendôme (il était le fils d’Henri IV et de sa maîtresse Gabrielle d’Estrées.), qui commandait l’armée des rebelles, décida de fuir le champ de bataille.

 

Vaincue à plates coutures, Marie de Médicis fut contrainte de négocier avec son fils une fois de plus, par l’intermédiaire de Richelieu. C’est ainsi que le roi de France et sa mère se réconcilièrent à nouveau, signant le traité d’Angers en août 1620.

La parfaite réconciliation de la reine et sin fils, par RUBENS, XVII° siècle, musée du Louvre, Paris.

Marie de Médicis, pardonnée, reçut ainsi l’autorisation de siéger au conseil du roi.

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[1] Le second fils d’Henri IV, mourant avant son baptême, ne reçut pas de nom officiel. Certains historiens ont avancé le prénom de Nicolas, mais leurs sources était peut être erronées.

[2] Le duc de Luynes était né en août 1578.

[3] Ce dernier avait été emprisonné par la reine-mère, lors de la régence, comme nous l’avons vu en 5, section I, chapitre deuxième, les Bourbons.

 
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