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Faux ! En fait, en mai 1945, ce furent
deux armistices qui furent signés.
En février 1945, le
général Eisenhower, commandant en chef des forces alliées en
Europe, avait installé son quartier général dans le collège moderne
et technique de Reims. C’est là que fut signée un premier
armistice, le 7 mai 1945 à 2h40 du matin, dans la salle des
opérations (la war room.). Le général Jodl (un
émissaire allemand envoyé par l’amiral Donitz.) signa alors
l’acte de reddition sans conditions de l’armée allemande. Étaient
aussi présents ce jour là le général américain Bedel Smith
(représentant le commandement suprême des forces expéditionnaires
alliées.) et le général Susloparov (représentant le haut
commandement soviétique général.). Le général français Sevez
signa l’acte de reddition à titre de témoin.

La signature de
l'acte de reddition du 7 mai 1945.
L’armistice du 7 mai
prévoyait la fin des hostilités sur les deux fronts pour le 8 mai à
23h01 (a noter que quelques mois après, Jodl fut condamné à mort par
le tribunal de Nuremberg, et fut pendu le 16 octobre 1946.).
Staline, quant à lui,
considérait que l’armistice du 7 mai n’était valable que pour la
zone occupée par les anglo-saxons. Il décida donc d’en faire signer
une seconde à Berlin, au cœur de la zone d’occupation soviétique.
Un second armistice fut alors signé le 9 mai à 0h28, dans le
quartier général des forces soviétiques. Le général allemand
Keitel signa donc l’acte de reddition. Étaient aussi présents le
maréchal Joukov, le maréchal Tedder (envoyé par le
général Eisenhower.), le général Saatz et le général de
Latre de Tassigny.
En fait,
le premier armistice fut signé le 7 mai, mais il est vrai que les
hostilités prirent fin, en France, le 8 mai (ce fut
le Général de Gaulle qui annonça la
fin des combats ce jour-là à 15 heures.).
A noter
que la date retenue par la Russie pour commémorer cet évènement
n’est ni le 7, ni le 8, mais le 9 mai.
Cependant, n'oublions pas
que des milliers de soldats
se battirent encore pendant des mois dans le Pacifique, après la
signature de l’acte de reddition du 7 mai… en ce qui concerne la
lutte contre le Japon, il faudra attendre que les États-unis
aient lancé leurs deux bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki
(les 6 et 9 août 1945.) pour que l’on commence à parler de
reddition… au final, les Japonais capitulèrent seulement le
2 septembre 1945, soit près de 4 mois après l’Allemagne nazie.
C’est pour cela que de
nos jours, les États-unis différencient le Victory Europe Day
et le Victory Japan Day.
Précisons aussi que la
France est le seul pays où le 8 mai est férié et chômé (depuis
1981.). En effet, si ce jour est férié aux États-unis, en Russie
et en Angleterre, il n’est pas chômé…
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