Joseph Barra naquit en région parisienne au mois de juillet 1779.
Sensible aux idéaux de la révolution, le garçon décida alors de s'engager au
sein de l'armée républicaine. Toutefois, Barra étant trop jeune pour porter
les armes, il fut alors nommé tambour.
Par la suite, son régiment fut envoyé combattre l'insurrection en Vendée.
Affrontant les rebelles lors de la bataille de Jallet, en décembre
1793, Barra fut tué d'un coup de sabre à la tête.

Portrait de Joseph barra, fin du XVIII° siècle, musée Carnavalet, Paris.
Très rapidement, l'histoire de ce garçon de 14 ans mort pour la jeune
république se propagea jusqu'aux bancs de la Convention (il
s'agissait de l'ancêtre de notre Assemblée nationale.).
Fin décembre 1793, Maximilien de Robespierre décida alors de décerner
les honneurs du Panthéon au jeune défunt ; par ailleurs, une peinture
représentant le sacrifice de barra devrait être envoyé dans chaque école
publique.
Toutefois, si Barra ne fut jamais panthéonisé, son histoire inspira
néanmoins de nombreuses oeuvres d'art. Le jeune défunt fit partie de ces
nombreux enfants-soldats morts face à l'ennemi, mais fut l'un des rares,
avec Joseph Agricol Viala et Pierre Bayle, à connaitre une
gloire posthume.
Ce n'est qu'à partir du XIX° siècle qu'apparut le récit hagiographique que
nous connaissons tous : le jeune Barra fut intercepté par les Vendéens lors
de la bataille de Jallet. Ces derniers lui proposèrent alors un marché. Si le garçon acceptait de crier "vive le roi", il aurait la vie sauve.
Toutefois, Barra préféra crier "vive la république", et fut alors tué par
les rebelles.

La mort de Joseph Barra.
Cet article prouve qu'une fois de plus, Histoire et propagande ne font pas
bon ménage...